Plus que tout autre conflit avant elle, la Seconde Guerre mondiale a vu les forces armées recourir à une diversité inédite de couteaux. Dépassés par l’ampleur des besoins, les états-majors durent d’abord improviser : réquisition des stocks civils, production hâtive, initiatives patriotiques — notamment aux États-Unis — aboutirent à la distribution de couteaux parfois artisanaux, souvent rudimentaires.
Très vite cependant, une véritable stratégie industrielle se mit en place, conciliant qualité, production de masse et maîtrise des coûts. De cette coopération entre armées et industriels naquirent des modèles devenus légendaires : la dague Fairbairn-Sykes, le M3 Trench Knife, le Ka-Bar…
Aux couteaux des troupes régulières s’ajoutèrent bientôt des modèles spécialement conçus pour les nouvelles forces spéciales — Commandos, Chindits, parachutistes, Marine Raiders, Rangers, troupes de montagne — ainsi que pour les organisations clandestines telles que le SOE, l’OSS ou le BCRA. Le conflit vit également apparaître les premiers couteaux de survie, destinés aux aviateurs engagés sur tous les théâtres d’opérations.
À travers sa collection personnelle, l’auteur présente ici un panorama unique des couteaux alliés de la Seconde Guerre mondiale. Souvent méconnus du grand public, certains de ces modèles sont d’une extrême rareté. S’appuyant sur un important travail de recherche et de nombreux échanges avec des spécialistes internationaux, il les replace dans leur contexte historique, retrace leur genèse et met en lumière le rôle de leurs fabricants.
Mais cet ouvrage ne se limite pas à l’étude des couteaux. Il est aussi un hommage aux hommes et aux femmes qui les ont portés et se sont battus pour notre liberté. À travers le portrait de près d’une centaine de ces combattants, souvent oubliés, le lecteur est invité à pénétrer l’histoire du conflit par une approche humaine et incarnée.
283 pages, couverture rigide.
Auteur Jean Marc CAZIN.
SOUSCRIPTION OUVERTE JUSQU'A PUBLICATION AU PRIX DE 55 EUROS






