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De la calotte de fer à la cervelière

DE LA CALOTTE DE FER A LA CERVELIERE
Au cours du XVIIème siècle, l’arme blanche défensive, est tombée complètement en discrédit. Il ne subsiste que la cuirasse sous forme de plastron pour l’homme de troupe et la cuirasse complète pour l’officier et ceci ne concernant que la cavalerie.
Accompagnant la cuirasse, les cavaliers alors équipés du chapeau de cavalerie à trois pointe ont pour seule protection de tête un équipement appelé « calotte », aussi appelée « pot ». Cette protection se porte selon les règlements directement posée ou fixée sur le chapeau, elle a alors plusieurs formes, allant de la simple « gamelle » en fer à des modèles beaucoup plus évolués qui sont pliants et évidés. Le règlement du 1er octobre 1786, décrit pour la dernière fois cette protection en la faisant appliquer même pour l’Infanterie (ce qui ne sera jamais respecté).

Qui aurait pu imaginer que cette protection ferait son retour dans les armées Française en 1915 ! En effet les premiers mois de la guerre sont particulièrement sanglants dans les rangs de l’Infanterie, il est immédiatement constaté par les rapports médicaux que les blessures à la tête sont très nombreuses et que le képi modèle 1884 n’apporte aucune protection.
Devant l’urgence de la situation, l’état-major décide la mise en fabrication d’une protection de tête, parallèlement des études devant aboutir à l’adoption d’un casque de combat sont déjà lancé dès la fin 1914. Cette mise en fabrication d’urgence marque le retour de la « calotte de fer », en effet le seul moyen trouvé pour équiper rapidement des centaines de milliers de soldat est le retour à une protection connue et surtout rapide à fabriquer et à distribuer. La réalisation est confiée à la société des coffres fort Fiché, qui va mettre en service 700000 calottes demi-sphérique d’un poids de 273 grammes pour un prix de reviens unitaire de 0.38 francs.

Peu agréable à porter, inconfortable et finalement offrant peu de protection, cette « calotte de fer » sera abandonnée dès l’apparition du célèbre casque Adrian en 1915.
Cette mise en place scellera la fin et la disparition d’un élément de protection vieux de 200 ans.