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LE CASQUE DE DRAGON TYPE 1767

En 1762, le casque est adopté pour les régiments de Dragon. Introduit en France par le Maréchal de saxe pour ses volontaires, sa forme est fortement inspirée par les casques antiques, le Maréchal étant lui-même grand amateur de théâtre antique. Le casque est peu à la mode au début de son apparition mais grâce à l’intégration des Volontaires de Schomberg dans le corps des Dragons, cette coiffure s’imposera rapidement dans tous les régiments.Le port de ce type de coiffure est ensuite inséparable de l’image des Dragons et ces derniers pousseront parfois le vice à le porter en toutes circonstances et quel que soit le lieu, à un tel point que le Duc de Choiseul le 11 mars 1765 est obligé d’éditer une circulaire rappelant que les Dragons ne doivent pas porter le casque à l’intérieur des Eglises…
La durée d’utilisation d’un casque de Dragon à cette époque est alors fixée à huit ans.La bombe du casque adopté à partir de 1762 est en laiton ou laiton doré, appelé à l’époque « similor », cette bombe est en une seule pièce.La bombe est surmontée d’un cimier fixé par 4 rivets de cuivre de chaque côté. Ce cimier est orné de 8 godrons estampés par cotés sur un fond lisse pour la troupe et sablé pour les officiers.
Le masque du cimier est fixé par un rivet à sa base, les bords du masque en partie supérieure sont repliés et mis en forme pour être solidaire du cimier.Le masque porte à sa base une palmette et en partie haute une figure de méduse.
Sur certains exemplaires tardifs la palmette peut être remplacée par une fleur de lys, mais ce sont des exemplaires de la fin de l’ancien régime.
Un bandeau de cuir fort ou en carton fort est agrafé (ou cousu par du gros fil) à la bombe. Ce bandeau est recouvert d’un turban en peau de phoque (veau marin). Les coiffures pour officier sont en général recouvertes de véritable peau de félins. Ce bandeau se termine généralement en pointe sous le cimier.La crinière de crin noir (blanche pour le régiment Colonel Général) est fixée sur une semelle de cuir épais par du fil métallique. Cette semelle rentre à l’intérieur du cimier et elle est fixée par une vis.Cette crinière par tradition était souvent frisée afin de ne pas paraitre « échevelée ».
De chaque côté du bandeau est fixé par agrafe une rosette en forme de fleurs stylisée, servant éventuellement à fixer une petite jugulaire de cuir pour le service à cheval.
A partir de la grande ordonnance Royale sur l’habillement du 1er octobre 1786, apparaît Sur le côté gauche du casque un petit gousset en cuir servant de porte houppe. Ce gousset est introduit entre le bandeau et le turban.La coiffe intérieure est en forte toile de lin et en basane pour les officiers, et possède un réglage par une cordelette de serrage.
 
Une visière amovible pouvant être fixé par un système de 3 à 5 agrafes complète la description de ce type de casque.